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Les étapes de la post-production

Je viens de rentrer d’une séance photo avec une modèle et j’ai pris environ 150 photos. L’étape suivante est le tri et le traitement des photos. J’en profite pour rédiger cet article afin de lister les différentes étapes à ne pas oublier lors de la post-production, qui est souvent appelée « dérawtisage » (de photos au format RAW, ou .nef dans mon cas).

J’utilise pour cela le logiciel Adobe Lightroom 3 qui gère assez bien les fichiers RAW de différents constructeurs. Un point qui me manque pour les fichiers .nef de Nikon, c’est que Lightroom n’arrive pas à indiquer la zone de mise au point, mais ce n’est pas très bloquant.

Tout d’abord, je m’occupe de l’importation des fichiers car sans cette étape, on ne pourra pas aller bien loin. Lightroom gère la connexion USB de mon Nikon D3000 et l’affiche dans la liste des sources de données (alors que mon appareil n’est pas reconnu en tant que mass-storage par le finder). Je stocke ensuite toutes les photos de la journée dans un dossier précis (dans ce cas : date + nom du modèle). Sur l’impression d’écran ci-dessous, les vignettes sont en noir et blanc, cela est du au fait que mon appareil photo était paramétré pour appliquer un filtre monochrome sur les photos (mais comme c’est du RAW, les informations de couleurs sont quand même enregistrées).

Ensuite, je m’occupe des mots-clés que j’associe aux différentes photos, sans aucun filtre, car j’ai pour habitude de ne rien supprimer, donc il faut que toutes les photos soient tagguées afin de facilement les repérer à l’avenir (dans ce cas, j’utilise les mots-clés suivants : paris, bastille, modèle, nom du modèle).

Si vous voulez intégrer ces mots-clés aux fichiers RAW (pour les utiliser avec un autre programme par exemple), clic-droit sur les photos concernées, puis « Métadonnées » et ensuite « Enregistrer les métadonnées dans les fichiers ».

Je sélectionne mes photos par source de lumière et j’applique un paramètre de balance des blancs prédéfini (auto, lumière naturelle, temps nuageux, etc…). En général, cela est suffisant, mais dans certains cas, il faut ouvrir la photo et le faire manuellement (sur la page de développement, appuyez sur la touche W et cliquez sur une zone blanche de la photo).

Maintenant, je peux parcourir les photos et leur assigner un libellé (rouge pour celles qui ne m’intéressent pas, vert pour celles qui m’intéressent) et éventuellement supprimer celles qui sont vraiment ratées ou hors-sujet.

Cette étape peut prendre du temps, et il faut parfois prendre du recul pour éviter d’exclure de bonnes images. Quand je suis en mode « grille », j’utilise un filtre d’attribut pour n’afficher que les photos « sans libellé » et voir la liste diminuer au fur-et-à-mesure de mes sélections :

Pour être sûr, il est préférable de faire plusieurs passes, même sur les photos libellées « rouge ».

Ensuite, je ne m’occupe que des photos libellées « vertes » et je commence le recadrage des photos qui en ont besoin (touche R). Sur l’exemple ci-dessous, j’en ai profité pour redresser légèrement la photo et placer correctement le sujet en respectant la règle des tiers.

Après, je peux passer à la phase de développement (touche D). Cette phase n’est pas toujours nécessaire et peut prendre beaucoup de temps si on commence à jouer avec la multitude d’outils proposées par Lightroom (ce qui peut devenir dangereux, il ne faut pas en abuser).

Sur cette image, j’ai augmenté la vibrance (+50) pour la rendre très colorée, et j’ai saturé le rouge (+50) pour faire ressortir le sac à main (seul élément rouge de l’image). Je rajoute également un vignettage, ce qui attire encore plus le regard sur le sujet de l’image. Une fois que la photo est à votre goût, appuyez sur la touche P pour la marquer comme retenue (drapeau blanc en bas de la fenêtre de développement et de la grille).

Si les paramètres affectés à une image vous conviennent et que vous ne voulez pas perdre de temps à les réappliquer sur chaque différente image de la série (même lieu, même lumière…), vous pouvez les synchroniser. Il suffit pour cela, de cliquer l’image servant de référence, puis, en maintenant la touche ⌘ enfoncée, sélectionner les images qui recevront les paramètres. Sur cet exemple, on reconnait l’image de référence (l’image n°1) car elle apparaît avec un fond gris plus clair.

Ensuite, cliquez sur le bouton « Synch. param. » situé en bas à droite de l’écran et sélectionnez les paramètres. Ils seront copiés de la première image sélectionnée vers les autres images faisant partie de la sélection.

Cependant, dans certains cas, il peut ne pas être conseillé de synchroniser tous les paramètres aveuglément, car l’exposition peut varier d’une image à l’autre et donner un résultat différent.

Au fur et à mesure de mes différents essais, je continue à filtrer les photos en les acceptant (touche P) ou en les rejetant (touche X). Ce qui est intéressant, quand on travaille avec un logiciel comme Lightroom (ainsi que des fichiers aux format RAW), c’est que rien n’est supprimé (les photos rejetées, les paramètres de base, les métadonnées, etc…), donc il est toujours possible de revenir en arrière.

Et voilà, au bout d’un moment, je me retrouve avec une vingtaine de photos, alors qu’à l’origine, j’en avais 150, et ce sont celles que j’ai estimées les plus réussies. Je peux maintenant les exporter, les utiliser, etc…

28/03/2011 — Mots-clés : , , — Classé dans PhotographieVoir les 2 commentaires